|
notre histoire
L’École des beaux-arts de Poitiers est la descendante
de l’École royale académique de peinture,
sculpture et architecture, et arts analogues au dessin, fondée
en 1768 en application d’une décision de Louis XIV
intervenue cent ans auparavant. Cette École royale académique
devait "pour répondre aux vues de Sa Majesté,
concourir à répandre dans la province le goût
des arts, à former et encourager les élèves,
à exciter l’émulation parmi les artistes,
et rendre par ce moyen à la société les services
qu’elle doit attendre d’un pareil établissement…".
Le premier directeur perpétuel fut François Aujollest
Pages, breveté de l’Académie royale de peinture
et sculpture de Paris. À sa mort, Guillaume Hivonnait,
son élève et son gendre lui succéda, puis
ce fut son petit fils. En 1866, l’école s’installa
à l’école communale Saint-Germain. Pierre-Amédée
Brouillet prit la direction en 1879. En 1882, l’école
gratuite de dessin fut réorganisée avec le concours
de l’État et pris le titre d’École régionale
des beaux-arts.
De 1900 à 1950
L'École des beaux-arts de Poitiers, subventionnée
par l'État depuis 1891, fut dirigée de 1900 à
1927 (l'école est située près de l'église
Saint-Germain ) par Guillaume Gilbert, peintre sculpteur, lauréat
de l'École nationale des beaux-arts de Paris). L'enseignement
développé était alors exclusivement artistique
(arts majeurs) comprenant un cours supérieur réservé
aux jeunes talents désireux d'intégrer l'École
nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
En 1927, François Serreau, alors jeune professeur, est
nommé directeur par le conseil municipal. À la nomination
de celui-ci, correspond l'emménagement dans de nouveaux
locaux rue Paul Bert. C'est aussi à cette période
(1930) que s'introduit un enseignement technique devançant
ainsi la loi Astier. Les élèves de ces cours dits
"d'arts appliqués à l'industrie", se destinant
tout particulièrement au petit patronat, acquièrent
aux Beaux-arts une réelle valeur professionnelle. L'école
compte dans les années 30 plus de 250 élèves.
Pendant la guerre et peu après, MM. Cordeau et Fossali
se sont succédés à la direction de l'école.
De 1950 à nos jours
En 1950, l'École des beaux-arts, installée rue
Jean Macé prend un nouveau départ sous la direction
de Michel Charrier car l'amateur cohabite désormais avec
l'étudiant qui peut obtenir un diplôme à Poitiers
(Cafas) permettant de préparer les dipômes nationaux
de spécialités peinture, sculpture, décoration,
céramique. De nouveaux ateliers ouvrent et l'on recrute
les premiers enseignants titulaires. À cette époque,
les cours du soir pour adultes se développent ainsi que
les ateliers annexes pour les enfants (ZUP). De plus, une convention
est signée avec l'université accordant la possibilité
aux étudiants de venir suivre certains cours.
Dans les années 60, l'école connut des difficultés.
En 1970, les écoles des beaux-arts sont l'objet d'une réforme
pédagogique introduisant les pratiques de l'art contemporain.
Succédant à M. Ehrmann (1975-1977), Mme Chon-Faure
met en place un premier cycle d'initiation aux arts plastiques
dans de nouveaux locaux rue Jean Alexandre. En 1983 l'école
dirigée par Michel Bompieyre ouvre un deuxième cycle
de spécialisation arts.
En 2000, l'école d'art s'est agrandie avec la création
de l'annexe de Buxerolles et la délocalisation vers ces
nouveaux ateliers des cours amateurs. Aujourd'hui, l'École
des beaux-arts permet à 300 amateurs d'arts (enfants, adolescents
et adultes), grâce à un enseignement adapté,
de s'initier ou de se perfectionner aux pratiques artistiques
dans le domaine des beaux-arts et arts appliqués. À
cette fin, elle propose toute une série de cours et d'ateliers
dispensés par des professeurs diplômés et
qualifiés dans toutes les pratiques. De plus dans le cadre
de ses actions culturelles, l'École des beaux-arts de Poitiers
organise aussi des conférences et des expositions.
|